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Crédit Impôt Recherche et Innovation (CIR/CII) : Le guide pour les freelances Tech
Dans l'écosystème de la Tech française, le CIR et le CII ressemblent souvent à une légende urbaine. Sur les forums, on entend tout et son contraire : "J'ai monté un SaaS dans mon coin, l'État m'a remboursé 30 %", ou encore "Mon client refuse mon devis car je ne suis pas agréé CIR".
En tant que développeur, Data Scientist ou consultant IT freelance, vous produisez de la valeur intellectuelle tous les jours. Il est donc naturel de se demander si votre code, souvent complexe, est éligible à ces fameuses aides fiscales, que ce soit pour financer vos propres side-projects ou pour doper votre attractivité (et votre TJM) auprès de vos clients B2B.
Mais attention : l'administration fiscale ne fait pas de cadeaux. Coder une application propre et fonctionnelle ne suffit pas à faire de vous un "chercheur" aux yeux des impôts. Chez 451F, nous déchiffrons la complexité fiscale pour protéger votre rentabilité.
Voici le guide définitif pour comprendre la différence entre le CIR et le CII, évaluer la véritable éligibilité de vos projets, et découvrir l'arme secrète des freelances Tech : l'agrément sous-traitant.
Mythe vs Réalité : Un développeur freelance peut-il toucher le CIR ?
Commençons par une mise au point juridique brutale, le fameux Reality Check : la micro-entreprise n'est pas éligible au CIR ni au CII. Pour prétendre à un crédit d'impôt, il faut être soumis à un régime réel d'imposition (BIC ou BNC avec déclaration contrôlée, ou Impôt sur les Sociétés). Si vous êtes en SASU ou en EURL, la porte est ouverte. Si vous êtes en micro, c'est une raison de plus pour envisager un changement de statut vers une société.
👉 Consultez notre comparatif : Faut-il choisir la SASU ou l'EURL pour un freelance informatique ? →Ensuite, tordons le cou au mythe principal : le développement web classique n'est pas de la Recherche et Développement (R&D). Vous pouvez utiliser la dernière stack à la mode (Next.js, Tailwind, tRPC), mettre en place une architecture microservices ultra-robuste, ou intégrer des API complexes (Stripe, OpenAI) : pour l'inspecteur des impôts, c'est de l'ingénierie classique, pas de la recherche.
Pour être éligible au CIR, il faut se heurter à un "verrou technologique" (une incertitude scientifique majeure) que l'état de l'art actuel (les connaissances disponibles publiquement, les documentations, StackOverflow) ne permet pas de résoudre.
CIR (Recherche) vs CII (Innovation) : Ne confondez plus votre stack
Si le CIR est très restrictif, l'État a créé le CII (Crédit d'Impôt Innovation), réservé aux PME, qui est beaucoup plus adapté à la réalité des startups et des freelances qui lancent des produits. Voici comment ne plus les confondre :
Le but : Repousser la science
Il faut démontrer qu'on a dû créer de nouvelles connaissances mathématiques ou informatiques.
Exemple : Création d'un algorithme de Deep Learning inédit pour la compression vidéo, avec des performances non documentées dans les recherches académiques.
Ingénierie classique
L'assemblage de technologies existantes documentées ne constitue pas un verrou technologique, même si c'est complexe.
Exemple : Implémenter le modèle GPT-4 d'OpenAI via leur API REST dans un chatbot métier ou un SaaS.
Le but : Le prototype nouveau
Concevoir un MVP ou prototype présentant des performances supérieures (techniques, éco-conception) par rapport au marché de référence.
Exemple : Développement d'un MVP SaaS de cybersécurité intégrant une méthode de détection d'intrusions encore absente des logiciels concurrents.
Absence de nouveauté marché
Développer un outil sur-mesure pour un besoin classique sans "supériorité" objective par rapport aux solutions du marché.
Exemple : Créer un énième site e-commerce sous Shopify, ou un logiciel de gestion des stocks classique (CRUD) pour un client.
L'arme secrète du TJM : Devenir sous-traitant "Agréé CIR / CII"
C'est ici que réside la véritable pépite pour 90 % des freelances informatiques.
La majorité du temps, vous ne faites pas de la R&D pour vous-même, vous codez pour le compte de vos clients (Startups, PME, Grands Groupes). Ces clients, eux, sont souvent en plein projet de R&D et réclament le CIR.
Le problème pour eux : S'ils font appel à un développeur freelance "lambda" pour les aider, les factures de ce freelance ne pourront pas être incluses dans la base de calcul de leur CIR. C'est une perte sèche pour votre client.
La solution (Votre avantage concurrentiel) : Obtenir l'agrément CIR ou CII délivré par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR). Si vous (via votre SASU/EURL) êtes agréé :
- Votre client peut intégrer vos factures dans son assiette de CIR.
- L'État lui remboursera 30 % de la facture que vous lui avez émise.
Résultat : Pour le client, vous devenez virtuellement 30 % moins cher. C'est un argument commercial en or massif pour justifier un TJM "Premium", remporter des appels d'offres face à des agences non agréées, ou verrouiller des contrats longs.
Calculez l'économie réelle que vous faites réaliser à vos clients startups ou ETI si vous possédez l'agrément CIR.
Comment monter son dossier sans risquer le redressement fiscal ?
L'administration fiscale est particulièrement vigilante sur le CIR, qui représente des milliards d'euros de budget pour l'État. Demander du CIR pour sa propre entreprise, ou demander un agrément, n'est pas un formulaire de cinq minutes à remplir sur un coin de table.
Un dossier mal ficelé, c'est la quasi-certitude de subir un contrôle fiscal dans les trois ans. Pour sécuriser votre démarche, deux piliers sont indispensables :
- Le dossier technique : Rédigé quasiment comme un mémoire universitaire ou un white paper, il doit prouver l'état de l'art, le verrou technologique, et la démarche scientifique suivie (hypothèses, tests, échecs, conclusions).
- Le dossier financier : Une traçabilité millimétrée de vos temps passés (timesheets), la valorisation de votre rémunération de gérant sur ce projet précis, et l'exclusion stricte de vos heures passées à faire de la maintenance ou du commercial.
💡 La protection ultime : Le Rescrit Fiscal. Si vous avez un doute sur l'éligibilité d'un projet de création SaaS au CII, ne jouez pas à la roulette russe. Chez 451F, nous vous conseillons vivement la procédure du "rescrit fiscal". Elle consiste à présenter le projet en amont à l'administration pour lui demander son avis formel. Si l'administration donne son accord, elle ne pourra plus jamais vous redresser sur l'éligibilité de ce projet.
Cas Pratique : Le side-project d'un Dev Data en SASU
Pour illustrer, prenons l'exemple de Marc, Data Engineer et client chez 451F.
Marc facture en SASU 4 jours par semaine pour une banque (une mission non éligible au CIR/CII). Mais Marc passe son 5ème jour, le vendredi, à développer un prototype logiciel innovant d'analyse prédictive pour l'agriculture connectée. Ce produit s'adresse à un nouveau marché et intègre des fonctionnalités supérieures à l'existant.
Grâce à notre accompagnement, Marc trace méticuleusement ses heures du vendredi. En fin d'année, nous montons son dossier CII.
Bien que Marc ne génère pas encore de revenus avec ce prototype, la SASU de Marc va pouvoir bénéficier du Crédit d'Impôt Innovation (20 % du coût de ses heures valorisées et de ses abonnements cloud affectés au projet). Ce crédit d'impôt viendra se déduire directement de l'Impôt sur les Sociétés (IS) que sa SASU doit payer sur les confortables bénéfices dégagés par ses 4 jours de consulting bancaire. C'est de la trésorerie pure sauvée des impôts pour financer sa future startup !
👉 Découvrez notre accompagnement spécialisé : Expert-comptable pour Consultant Data & IA →Conclusion : Ne laissez pas l'administration fiscale décider de votre innovation
Le Crédit Impôt Recherche et le Crédit Impôt Innovation sont des mines d'or absolues pour la sphère Tech, mais le chemin pour y accéder est parsemé de pièges sémantiques et de redressements potentiels.
Que vous souhaitiez faire financer vos heures de développement sur un nouveau prototype SaaS, ou que vous vouliez décrocher le précieux sésame de "Sous-traitant Agréé" pour écraser la concurrence et gonfler votre TJM, l'improvisation n'a pas sa place. Arrêtez de deviner si votre code est éligible ou de vous fier aux conseils à demi-mot des forums.
Votre innovation mérite une structure irréprochable. Chez 451F, expert-comptable pour les développeurs et freelances Tech, nous concevons votre architecture financière avec la même rigueur que votre base de données.
Passez au niveau supérieur
Valorisez vos heures de R&D ou obtenez votre agrément sous-traitant avec l'accompagnement de nos experts.
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